JULES BESSI

J’ai été étonnée de pas trouver grand-chose sur Jules BESSI malgré l’importance de son œuvre. Rien dans la revue du Conseil général "recherches régionales" et rien dans "Annales du Comté de Nice". Dans "Nantes-historique" je n'ai trouvé qu'un petit poème de lui et un article où son travail est analysé parallèlement à celui de François GUISOL rédigé par André Compan publié entre 1955 et 1957 et consacré à la presse dialectale.
 
La ville de Nice lui a bien consacré une rue dans le quartier de l’ARENAS, qui va du Boulevard René Cassin à l’avenue Jules BELLEUDI. Cette petite rue mène actuellement à la voie rapide quand on quitte la promenade après l’aéroport. Déjà c’était un signe, car cette petite rue est complètement loin du centre-ville.
Il ne m’a pas été possible de savoir quand la rue à son nom lui a été dédiée mais ce fut après 1938. .
 
Il semble depuis avoir été quasiment oublié. Certains sont oubliés plus vite que d’autres sans qu’on sache vraiment pourquoi. C'est la raison pour laquelle j'ai entrepris de remédier un peu à cette injustice.

Evelyne Castelli, le 11 novembre 2018

Biographie de Jules Bessi

Jules Antoine BESSI naquit à Nice le 9 mars 1844 de Jacques, cafetier et Madeleine MANTERO, marchande de vin. Il meurt à l’hôpital St-Roch le 9 octobre 1908. Il avait 64 ans. Il a été enterré au cimetière de Caucade avec son fils et sa femme. Malheureusement, sur la tombe qui a été refaite le nom de BESSI n'apparaît même plus. Sur son acte de décès il est fait mention de sa profession comme « sous-archiviste à la Préfecture ». D’après l’éloge funèbre lu par un de ses collègues dans le Petit niçois du 11 Octobre 1908, il entra à la Préfecture en 1882 et il y resta 26 ans. La modestie de sa fonction en tant que fonctionnaire avait même effacé le fait qu’il était en fait un grand poète, chansonnier et écrivain.
 
Il s’était marié avec Thérèse Julie BESSI le 15 mai 1866 à Nice.
Thérèse était une cousine proche puisque le père de Jules et celui de Thérèse étaient frères, l’un né en 1799 et l’autre en 1807.
Ils eurent une fille Marianne née le 18 avril 1867 à Nice et un fils Jules Jacques Michel né le 18 mars 1869.
 
A son mariage en 1866 et à la naissance de sa fille en 1867, la profession indiquée pour Jules Bessi est celle de « commis » et à la naissance de son fils 2 ans après c’est « marchand ».
 
Il était niçois depuis toujours, c’est-à-dire au moins 11 générations. Les BESSI de sa branche n’ont jamais quitté Nice depuis le début du XVIè siècle. Ils se sont toujours mariés entre familles niçoises. Voici dans l’ordre descendant les mariages notés:
·         Thomas BESSI fils de Barthélémy et Jeannette SUCHET avant 1576
·         Jean Barthélémy BESSI et Jeannette BERMOND le 16 janvier 1622 à Nice
·         Louis BESSI et Philippine SEASSALE le 9 janvier 1639 à Nice
·         Marc Antoine BESSI et Dorothée PIN 30 décembre 1675 à Nice
·         Barthélémy BESSI et Louise SEASSALE le 26 novembre 1701 à Nice
·         Jean André BESSI et Marie Dorothée GIOAN le 23 janvier 1737 à Nice
·         Jean Antoine BESSI et Marie Françoise MUSSO le 25 janvier 1761 à Nice
·         Jean Antoine BESSI et Claire MARTIN le 30 janvier 1799 à Nice
·         Jean Jacques BESSI et madeleine MANTERO le 28 mai 1843 à Nice (seule étrangère puisque née à Menton…)

Par chance Jean-Michel BESSI a effectué des recherches récemment sur sa famille et a consacré un article publié dans le Sourgentin "Rechercher une parenté : Un ancêtre commun avec Jules Bessi... en 1622" (1).
Grace à son aide j'ai pu compléter les informations que j'avais notées et en corriger certaines.
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(1) Sourgentin 2018 (232) : 52

Arbre généalogique de Jules Bessi de la 1ère à la 6ème génération

Arbre généalogique de Jules Bessi de la 6ème génération à la 11ème 

Obsèques de Jules BESSI

Discours prononcé par le chef de cabinet de la Préfecture à l'occasion des obsèques de Jules Bessi publé dans Le petit niçois du 11 octobre 1908

Opinions politiques et artistiques sur Jules BESSI

J’ai tenté de rassembler ce qu’on dit de Jules BESSI à ce jour d’après quelques documents disponibles (en numérique ou papier):
 
1.       Journaliste, écrivain, pamphlétaire et poète niçois, né et mort à Nice (1844-1908) où son père Jacques était cafetier.
En 1868, en collaboration avec François GUISOL il créa le journal satyrique »la mensonighera ». Fâché par la suite avec François GUISOL, il fonda seul « la bugadiera » publié en dialecte niçois de 1872 à 1877. Il a beaucoup écrit, notamment des guides, des biographies, des anecdotes historiques en plus de ses œuvres poétiques, parmi lesquelles (…).
Il finit sa carrière comme sous-archiviste aux archives départementales.[1]
 
2.       Au même moment, l’hebdomadaire La Mensoneghiera, fondée en 1868 et dirigé par un petit commerçant, Jules Bessi, développe un nouveau type de discours particulariste. Partisan de François Malausséna, de l’Empire et de l’annexion à la France, il tient en effet un discours hostile aux « Français d’outre-Var ». Ces derniers sont ainsi accusés de vouloir « absorber l’esprit local », « oblitérer le respect de nos mœurs et de nos coutumes », « proscrire notre langage », ou « détruire et dénaturer les traditions de notre belle histoire ». L’auteur emploie donc des arguments linguistiques, historiques et « culturels ». Il ne définit cependant pas ce qu’il entend par « esprit local » et ses accusations, assez vagues, répondent vraisemblablement aux maladresses des agents de l’administration et au discours du Journal de Nice, quotidien officiel et assez critique envers la municipalité. Cet organe, rédigé par des « Français d’outre-Var » est d’ailleurs accusé par l’administration de manquer de tact. Le particularisme de Jules Bessi est néanmoins original, puisqu’il est à la fois fortement affirmé tout en demeurant bonapartiste et partisan de l’appartenance à la France. En cela, il paraît proche du bonapartisme libéral, hostile à la centralisation excessive de l’Empire.[2]
 
3.       André Compan a consacré 4 articles majeurs, disponibles sur le site de nice-historique http://www.nicehistorique.org/à la presse dialectale niçoise au XIXè siècle.

  • 1954(64) :23-40
  • 1955 (64) : 110-117
  • 1956 (64) : 44-59
  • 1957 (64) :43-52

Il s’est longuement attaché à étudier les écrits de Jules BESSI et les discussions avec François GUISOL par presse interposée. Guisol fut le premier à créer un journal en niçois « la mensoneghiera » (la menteuse) en 1854. C’est un journal très politisé, anticlérical, qui défend les intérêts économiques des niçois (défense du port-franc, baisse des impôts). En 1868 Guisol fait paraître une nouvelle « Mensoneghiera » et s’adjoint Jules BESSI comme rédacteur en chef. André Compan décrit un « esprit fin et mordant, maniant avec aisance le français et le niçois ». Le journal devient bilingue. André Compan examine l’oeuvre de Jules BESSI (Nice Historique, 1955, page 115).
Jules Bessi lance une nouvelle feuille en niçois qui dura 5 ans « la Bugadiera » (la lavandière) avec en sous-titre « Lava touti le semana lou linge brut dei mensoneghie » (lave toutes les semaines le linge sale des menteurs) qui sortira jusqu’en septembre 1877. André Compan se plaint (Nice-Historique 1955, page 117) de n’avoir pu en trouver que quelques exemplaires, donc je doute aujourd’hui que la situation se soit améliorée.
Les idées de Jules BESSI sont étudiées dans l’article publié en 1957, (page 46 et suiv) à propos de la graphie du niçois. Il exposera ses recherches dans la Mensoneghiera sous forme de 2 séries d’articles publiés de janvier à avril 1869 :

  • Observations sur le patois de Nice
  • Observations sur le dialecte roman-provençal de Nice

André Compan remarque « alors que L’ancien poète-ouvrier se contente d’écrire au petit bonheur et selon l’inspiration rudoyante qui le domine (GUISOL), BESSI plus racé, ne veut pas entériner la déchéance de ce dialecte, qui ne doit pas seulement être l’instrument de grasses plaisanteries et de conversations de comptoirs » (Nice-Historique, 1957(64) ; page 47) et termine son article par la phrase « Bessi a le grand mérite d’avoir rendu aux niçois la fierté de leur langue ».
 
4.       A deux reprises, Bessi et Guisol se séparent, ce qui donne l’occasion à Jules Bessi de publier deux feuilles bilingues qui ont pour emblème Catherine Ségurane et comportent des chroniques locales, des articles politiques et des poèmes. André Compan tire les conclusions suivantes : « avec la fin de la seconde Mensoneghiera et la naissance de la Bugadiera une période originale du journalisme dialectal niçois est révolue : celle de la publication à tirage limité, monopolisant la tradition niçoise. Désormais s’ouvre l’époque des luttes politiques où les journaux niçois d’opinions différentes, antagonistes même, vont durement s’affronter : la verve y gagnera en saveur ce que la langue et la culture perdront en profondeur ». [3]

5. Louis Cappatti en 1937 donc près de 30 ans après sa mort, dans un ouvrage tiré d'une conférence intitulé "Jules Eynaudi et le dialecte niçard" a critiqué Jules BESSI en ces termes "Le médiocre Jules Bessi publia quelques Estrenna Nissardi, qui méritent aussi peu d'attention que la pile de ses plaquettes et de ses poèmes de circonstance". La haine exprimée ici, sans qu'aucun argument ne soit avancé, montre à quel point la question de la langue a pu diviser les niçois.

 
Le Petit Niçois du 11 octobre 1908 rapporte les obsèques avec le discours prononcé par un de ses collègues archivistes. Celui-ci se contente de louer les qualités professionnelles de Jules BESSI en tant qu’archiviste « passionné pour son métier » qui a mis de l’ordre dans le patrimoine, mais rien sur ses oeuvres. Il nous livre néanmoins quelques informations sur sa personnalité en louant son « affabilité, son dévouement, sa modestie et ses qualités de cœur ».
L’éclaireur du 10 octobre 1908 rapporte les obsèques en insérant une photo de son portrait et écrit « le poète niçois dont la génération actuelle a quelque peu oublié les compositions mais qui se recommande aux fervents des choses de notre ville par des études historiques appréciables ». Il indique qu’il y a eu une grande affluence de personnes parmi lesquelles on retiendra en particulier Menica Rondelly, Guisol, Clerissy, le chevalier De Cessole, Brès, des membres de l’Academia nissarda, etc.
 
Ce que l’on peut retenir de ces textes qui nous restent c’est que BESSI avait une position un peu difficile à tenir à son époque. En effet, il était bonapartiste, pour l’annexion à la France, mais défenseur du particularisme niçois. Or, beaucoup d’intellectuels niçois étaient tout de même plus ou moins séparatistes. Lui avait pris le parti de l’annexion bien que grand partisan de Garibaldi et clairement anticlérical.
 
C’est assez compliqué à comprendre de nos jours car les camps politiques ont changé mais sa séparation de GUISOL sans pour autant se rapprocher des séparatistes a dû le mettre sur la touche.
 
Il faut dire qu’il s’était engagé ouvertement dans les campagnes électorales par le biais de poèmes notamment.

[1] « Les voies de Nice » Roger Isnard, les éditions du Sourgentin 1981
[2] « Les enjeux d’un discours. Particularisme et politique à Nice de 1860 à 1900 » Henri Courrière, Cahiers de la Méditerrannée, https://journals.openedition.org/
[3] La presse dialectale niçoise au XIXè siècle » André Compan, Nice Historique, 1954, La seconde Mensoneghiera, p 117, cité par Christine BOVARI « La ratapignata", Serre éditeur 2002

L'oeuvre de Jules BESSI

En cherchant sur le site de la bibliothèque municipale de Nice (BMVR) et sur la Bibliothèque Nationale de France (Gallica) on peut dresser la liste des documents dont Jules Bessi fut l’auteur.
J’ai relevé toutes les œuvres disponibles dans les bibliothèques, essentiellement celle de la BNF via Gallica et celle de la BNVR celle de Nice. Aux AD des Alpes-Maritimes, il y a des documents manuscrits de Jules Bessi (brouillons de poèmes, chansons et pièce de théâtre) et 3 exemplaires de la BUGADIERA. Paradoxalement  je n’ai trouvé aux archives départementales que quelques-unes de ses oeuvres. Heureusement qu’il n’est plus là pour faire ce constat, car lui, qui le jour de son enterrement a été montré en exemple pour avoir mis de l’ordre dans les archives départementales, il n’est que peu référencé dans le moteur de recherche du site des archives.
 
Ses écrits s’étendent de 1866 à 1907.
J’ai pu recenser :

  • 169 poèmes, chansons ou recueil de chansons et de poèmes en français ou en niçois
  • 3 livres
  • Un journal 

Les poèmes, chansons, articles et scènes écrits par Jules Bessi

128 ont été notés sur le catalogue de la BMVR (Bibliothèque municipale à vocation régionale) et 30 sont directement disponibles sur GALLICA au format numérique. Seuls 58 textes sont en français et tout le reste est en niçois.  Il a écrit quelques louanges à l’occasion de mariages notamment. Il a aussi écrit des articles historiques et quelques petites pièces de théâtre.

  • 89 textes tiennent en une seule page. Il s’agit autant de poèmes que de chansons dont la plupart étaient « sur l’air de … ». Il n’était pas compositeur mais s’est quelquefois associé à des musiciens
  • 22 textes ont de 2 à 10 pages
  • 28 textes ont de 11 à20 pages
  • 12 textes ont de 21 à 70 pages
  • 2 recueils de 103 et 104 pages
  • 5 textes sans précision du nombre de pages

 
J’ai recensé 13 chansons dont 4 en français mises en musique par un compositeur. J'ai trouvé une seule partition et peu de renseignements sur les compositeurs notés à savoir CERUTI, D. GIOAN, P . LEA, G. ORSINI, Maesto V…, J. Cesar PELLEGRINI, P.B., D. DONIZETTI, Ignassi FEA, Andrea BARNOIN, R. PETILLO, Lattès fils.
D’après les quelques recherches effectuées, tous ces musiciens sont restés inconnus à ce jour sauf éventuellement Raffaele PETILLO, s’il s’agit bien de lui. Parfois seules les initiales sont notées.
 
Une liste de chansons disponibles figure dans le tableau ci-dessous. Un lien vers la référence du document sur le site de la BMVR est indiqué sur la dernière colonne.
Un document est disponible sur GALLICA ainsi que 3 recueils de chansons et poèmes.
​Une chanson est disponible aux Archives départementales (Hymne au drapeau français cote 005J0004).

Liste de chansons de Jules Bessi disponibles sur Gallica et à la BMVR

  • La partensa per Cagna : canson nouvela - Ceruti, compositeur
1869
Caisson et Mignon imprimeurs Nice
1 page
Chanson
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/4355274/la-partensa-per-cagna-canson-nouvela
 
 
  • Fèble omage de recounouissensa, lou 13 Giulliet 1873 au très-cher frère Salutaire depuis 21 ans Directeur des Ecoles chrétiennes à Nice : Canson Nissarda - Gioan, D.. Musicien
1873
S.n.. Nice
1 page
Poème
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/4310070/feble-omage-de-recounouissensa-lou-13-giulliet-1873-au-tres-cher-frere-salutaire-depuis-21-ans-direc
 
  • 1888 Canson carnevalesca ! : Musica de P. Lea, compositeur - Nadaud, Gustave (1820-1893).
1873
Impr. administrative. Nice
1 page
Chanson
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/4349189/1888-canson-carnevalesca-musica-de-p-lea
 
  • Carneval de 1874 : Canson nissarda - Orsini, G.. Compositeur
1874
Impr. Gauthier. Nice
1 page
Chanson
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/4348458/carneval-de-1874-canson-nissarda

  • Poésie et chant à l'occasion de la fête du très-cher frère salutaire Directeur des Ecoles chrétiennes : 13 juillet 1874. La festa de la recounouissensa : musica doù maestro V***Ammirati, Jacques (1808-1891) Co-Auteur
1874
Cauvin et Cie, Nice
1 page
Poème
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/2628600/poesie-et-chant-a-l-occasion-de-la-fete-du-tres-cher-frere-salutaire-directeur-des-ecoles-chretienne
 
  • Lou 13 Giulliet 1875, canson nissarda per la festa doù Caro Fraire Salutaire, despi vint'an, Diretour de li Escola Cristiani di Nissa : Musica de Don Gioan - Gioan, D.. Musicien
1875
impr. de Gilletta. Nice
1 page
Chanson
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/4310054/lou-13-giulliet-canson-per-la-festa-dou-caro-fraire-salutaire-despi-vint-an-diretour-de-li-escola-cr

  • Les malheurs d'un troubadour (musique J. César Pellegrini)
1875
Gilletta
6 pages
Scène comique
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55266792.r=%22JULES%20BESSI%22?rk=515024;0
 
  • La Partensa per Contes de la soussieta corala nissarda : canson mesa en musica da P.B.. A l'occasion doù Fest…
1877
impr. de Gilletta. Nice
1 page
Chanson
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/4355417/la-partensa-per-contes-de-la-soussieta-corala-nissarda-canson-mesa-en-musica-da-p-b
 
 
  • Lou Festin de Levens : Lou 5 e 6 settembre 1880 - Donizetti, D.. Compositeur - Francois, Mathieu. Chef d’orchestre
1880
impr. de Gilletta. Nice
1 page
Chanson
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/4355587/lou-festin-de-levens-lou-5-e-6-settembre-1880
 
  • Carneval de 1881 : Lu infan de Carneval : Canson nissarda - Delemonti, A.. Chef de choeur - Rosset, L.. Chef de choeur - Fea, Ignassi. Compositeur
1881
impr. de Gilletta. Nice
1 page
Chanson
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/4348959/carneval-de-1881-lu-infan-de-carneval-canson-nissarda
 
  • La Partensa per lou Cros-de-Cagna : A l'occasion dau sieu festin, lou 2 Giulliet 1882 - A Barnoin, Andrea. Compositeur
1882
Berna-Barral. [Nice]
1 page
Poème
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/4355372/la-partensa-per-lou-cros-de-cagna-a-l-occasion-dau-sieu-festin-lou-2-giulliet-1882-aria-nouvella
 
  • La Partensa per Sant Isidoro : Lou 19 aoust 1882 Marciani, Gian-Battista. Chef d’orchestre Vieil, Domenica. Chef d’orchestre
1882
Berna-Barral. [Nice]
1 page
Chanson
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/4355479/la-partensa-per-sant-isidoro-lou-19-aoust-1882-aria-nouvella

  • Politeama !  - Petillo, R.. Compositeur
S.n.. Nice
1 page
Chanson
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/4359275/politeama
 
  • Hymne au Drapeau de la France et de la République : fête nationale du 14 juillet - Albertin, Oscar. Chef de chœur et Pellegrini J César, compositeur
http://www.bmvr.nice.fr/EXPLOITATION/doc/ALOES/3552867/hymne-au-drapeau-de-la-france-et-de-la-republique-fete-nationale-du-14-juillet
 
 
 

Les fables écrites par Jules Bessi

Dans le livre Estrenna dou poeta nassionnal nissart Jules Bessi édité en 1874 figure 12 fables de la page 43 à 54 qui se terminent par quelques vers en guise de morale dont voici la teneur :

1 Les faux comédiens (page 43).
« La vie est une pièce drôle,
Où tout mortel joue à chaque moment ;
Mais l’on devient ridicule à l’instant,
Lorsque l’on veut changer de rôle ! »


2 L’utile et l’agréable (page 44)
« Je lis ce qui me plaît,
Et l’utile pour moi passe avant l’agréable »


3 La cigale et la fourmi (page 44-45)
« Travaillez, travaillez, sans craindre aucun affront ;
Je sais qu’aux paresseux c’est bien rare qu’on donne
Et le pain que l’on gagne à la sueur du front
N’a jamais fait rougir personne ».


4 Le chien et le renard (page 46)
« Peuple qui me lisez, retenez ma leçon ;
Tous les renards ont la même recette.
Tout revient à ce vieux dicton :
Va-t’en de là que je m’y mette ».


5 Le congrès des chats (page 47-48)
« C’est ainsi, bonnes gens, que fondent nos écus,
Sous les doigts des farceurs dont l’histoire maudite
Commence par un prospectus
Et finit par une faillite.
S’ils arrivent chez nous, leur argent à la main,
Fermez vos sacs à leur approche,
Si vous les rencontrez, oui, sur votre chemin,
Mettez la main sur votre poche ».


6 Le cuisinier et les poulets (page 49)
« Ceci s’adresse à vous, cuisiniers politiques,
Utopistes fameux, farceurs de tous pays,
Qui nous bercez toujours de bonheurs chimériques
Et puis vous nous mangez, en nous traitant d’amis ».


7 Le pauvre insulté (page 49-50)
« Ne songeons plus à la vengeance,
Un ennemi toujours doit être respecté ;
S’il est puissant, elle est une imprudence ;
S’il est faible c’est pis : c’est une lâcheté »
.

8 La mouche et le taureau (page 51)
« Que lorsque l’on est orgueilleux,
L’on devient ridicule, impertinent et bête ».


9 L’histoire et la fable (page 52)
« L’une instruit, tout en amusant,
Et l’autre apprend sans qu’elle amuse »


10 Le vieillard et l’enfant (page 52-53)
« On ne sait jamais trop, on apprend à tout âge »

11 Le savetier et le perroquet (page 53-54)
« Chacun pour son état, chacun pour sa nature,
Et soyez savetier si c’est votre talent »
.

12 Epigramme (page 54)
« Aux encans cessez de vous rendre
Ne vous y laissez plus tenter :
La fureur de tout acheter,
Souvent nous oblige à tout vendre ».

Les livres publiés par Jules Bessi

J’ai noté 3 livres dont Jules Bessi a été l’auteur principal. Ils sont tous en français.
Le guide des étrangers, réédité plusieurs fois et dont il existe plusieurs versions qui semblent aller de 1873 à 1890
• Biographie ancienne et moderne des poètes niçois, éditée en 1894. Cet ouvrage a été réédité 2 fois en 1999 et 2006 chez Alandis
Almanach niçois pour 1876, édité en 1876

Il a aussi collaboré à d’autres ouvrages non recensés ici

Le journal de Jules Bessi

En Octobre 1872 il crée un journal « La Bugadiera, giornal satiric nissart en lingua nissard », (la lavandière, journal satyrique niçois en langue niçoise), hebdomadaire qui paraîtra jusqu’en septembre 1879. Il renait de 1896 à 1898 avec une parution bi-hebdomadaire. Le sous titre était en français "lave chaque semaine le linge sale des menteurs". Il s'agissait d'un clin d'oeil au journal de François GUISOL dont il avait été le rédacteur en chef intitulé "La mensonighiera" (la menteuse).
Sur les numéros imprimés en 1879 apparaît le dessin d'une femme brandissant une dague d'une main (en principe on a représente avec un battoir de lavandière, mais je trouve l'objet plutôt pointu ...) et un drapeau de l'autre (celui repris aux turcs) qui enjambe le corps d'un homme, probablement un ottoman et qui représente Catherine Segurana.
A doite du dessin figure 4 vers :

  • "Sieu Segurana - antica Bugadiera
  • Sieu la terrour - dai Turc e Musulman
  • Viva Tougiou - la Nissarda Bandiera;
  • E per lou trait - hai la massola en man".


Il ne m'a été possible de trouver à ce jour que 3 exemplaires conservés aux archives départementales, le numéro 3, 4 et 178 avec Catherine Segurana (cote 001J0298 et 006J0025)

Les thèmes abordés par Jules Bessi

Les questions politiques tiennent au rôle important dans les textes de Jules Bessi. Il n’avait que 16 ans au moment de l’annexion, mais sa vie s’est déroulée dans une situation houleuse à Nice au plan politique. Les recherches historiques sur l’histoire locale l’ont beaucoup intéressées. Parmi les chansons, celles en hommage au vin et à l’amour arrivent en tête, ce qui révèle sans doute son caractère hédoniste bien que très concerné par les idées politiques.

Voici une liste de thèmes qui reviennent assez souvent :

Garibaldi. Il a loué à plusieurs reprises le héros et s’est aussi engagé en rédigeant un texte pour financer l’érection d’une statue. Voir aussi la chanson "la garibaldina" ci-dessous publiée dans Nissa-Canson en 1905.
Catherine Ségurane pour laquelle il souhaitait une statue également. D'ailleurs un projet de monument figure à la fin de l'un de ses ouvrages sur l'héroïne niçoise. C'est également elle qui figure en éfigie sur la page de son journal "La Bugadiera"
La langue niçoise. Dans l'ouvrage "La tina de li fada" (la cuve des fées) publié en 1872, figurent des commentaires sur la langue avant le poème et aussi après. Page 79 il écrit "le langage des niçois est un dialecte frère du provençal ancien, qui s'est perfectionné en se débarrassant de lettres inutiles et a conservé son caractère provençal, malgré tous les efforts, toutes les mesures prises pour l'italianiser, pour le franciser durant deux ou trois siècles".
le Carnaval
le patriotisme français
l'anticléricalisme
la biographies de personnages niçois comme Risso, Auguste Gal, François Malaussena, Alexandre de Saint-Pierre
Les élections. En 1869, 1870, 1871 et 1881, il s’engage politiquement dans les élections à un moment où tous les niçois se posent des questions face à la proclamation de la République en France. Séparatistes et particularistes prennent parti. En 1881, il appelle les niçois à voter pour le républicain LEFEVRE

Les recherches historiques de Jules Bessi

L’acte de donation de l’ancien Comté (1889,24 pages),
Cimiez (1895,23 pages),
Petit dictionnaire historique et biographie des noms niçois (1900, 34 pages),
Entrevue à Nice du roi François 1er et du pape Paul III (1901, 13 pages),
Actes de catholicité déposés aux églises de l’ancien comté (1904, 11 pages),
La question de Nice (1871, 15 pages),
La tour Bellanda (1896, 8 pages),
Consuls, syndics et maires de la ville de Nice (1898, 16 pages),
Préfets, Présidents du Conseil Général et conseillers généraux (1899, 14 pages),
La noblesse niçoise : inféodations des localités du Comté de Nice de 1617 à 1791 (1900, 16 pages). Il s’agit d’une simple énumération de terres avec leur inféodation à un noble. Ce petit document a été rédigé à partir du registre des insinuations sardes. Il semble exister un autre volume sur la noblesse niçoise avec les dates 1808-1885 mais je ne l’ai pas consulté.

Les éloges à l'occasion de mariages ou fêtes

Voici les noms de ceux qui figurent en titre de ces documents :
Jean Piccinini, Angioletta D’Alberti, Gastaut, Ernest Toselli, D. Lubonis, Sauveur Ricci, Mlle Adami-Budel, Ugo Talbo, G. Tagliapietra, Pierre Faraut, Hyginius Tiranty, Camille-Frédéric-Gabriel-Emile de Orestis di Castelnuovo, M. le prince Roland Bonaparte, Marie-Amélie Defly, Rose-Appolonie-Augusta-Joséphine Chauvain, Léon Féraut, Poullan Andrea, Victorine Michaud de Beauretour, Charles Roissard De Bellet, Raoul Gunsbourg, Adélaïde-Marie-Anne-Pauline-Ida Roissard de Bellet, Funel de Clausonne, Chevalier Victor de Cessole, Frédéric Faraut, Le Comte François Alziary de Malaussena, Louise Maunier, Théodore Gasiglia, Madame veuve Arthur Malaussena, Casimir Blanc, Alfred Donadei, Flaminius Raiberti, Pierre Clérissy, Théodore Moriez, Joséphine Lautard, A. Gentil, Eugène Draghi, Pauline Borriglione.
A noter un éloge à une actrice niçoise qui fit carrière en France : Honorine. Ce texte est signé de Papa Jupin, pseudonyme de Jules BESSI.

Les scènes de théâtre écrites par Jules Bessi

  • La malheur d’un troubadour : histoire d’un garçon qui s’éprend d’une jeune fille et qui sous la pluie chante sous sa fenêtre en espérant qu’elle se montrera. Elle lui jette une pièce de monnaie.
  • Amour e couïna (l’amour et la cuisine) : comédie en un acte et en vers. Lisa veut se marier. Son père Loubulo veut la marier. Ventabren veut l’épouser et le père lui donne comme défi de donner la recette du secret immortel de Vatel (célèbre grand cuisinier). En réponse il donne la recette de l’estocaficada (stockfish) d’après Rancher. C’est Batestin son cousin qui avec la vieille recette du rôti de Touroutoutella (tourterelle ?) obtient la main de Lisa car le plat plaît au père. On remarquera que Batestin est amoureux de sa cousine, comme Jules le fut de la sienne.
  • L’abat amourous (l’abbé amoureux) : Ernestina est veuve et aimerait se remarier. Don Papagau est un jeune abbé qui vient rendre visite à Ernestina pour lui déclarer son amour mais Ernestina le raille.

Les chansons et poèmes de Jules Bessi

Parmi les nombreux titres, j’ai pu lire les titres suivants :
- Rosita (en français) : Chanson d’un amant éconduit qui apprend la mort de sa bien-aimée
- Le baiser (en français) : Toutes les circonstances du baiser
- Soyons sage (en français) : Chanson louant les vertus du vin
- Vivons au jour le jour (en français) : Chanson hédoniste louant les vertus du présent
- La marguerite (en français) : chanson qui fait l’éloge de cette fleur
- L’oiseau de ma Lisette (en français) : Lisette sa bien-aimée lui offre un oiseau. Elle le trompe et l’oiseau meurt
- Rêverie (en français) : Déclaration d’amour à sa bien-aimée qui le délaisse
- Refrain de chaque jour (en français) : Chanson à la gloire du vin
- Cantate à Napoléon III (en français) : Chanson à la gloire de Napoléon III
- Une larme à Maximilien (en français) : Chanson à la gloire de Maximilien d’Autriche
- Tais-toi mon cœur (en français) : Chanson sur les déceptions de l’amour
- Perfide amant (en français) : Chanson sur un amoureux évincé
- Aimer (en français) : chanson sur le thème universel de l’amour
- Le naturaliste (en français) : Chanson originale sur un grand nombre d’animaux associés aux hommes par leurs vertus et leurs défauts
- Ma chanson (en français) : Chanson hédoniste à la gloire du vin
- Le buveur (en français) : Chanson hédoniste à la gloire du vin et de l’amour
- La France et l’Italie (en français) : Chanson à la gloire de Napoléon III qui a ramené la paix aux 2 pays
- L’été (en français) : Poème qui célèbre la Nature en été
- Mes vingt ans (en français) : chanson à propos de Lisette qu’il a aimé et qui l’a quitté
- La rose (en français) : Chanson qui assimile la rose à la femme
- Le tombeau de Jenny (en français) : Poème sur la vie, la mort
- La chanson de tous les jours (en français) : Chanson à la gloire du vin
- Je pleure ma mère (en français) : Chanson où il se lamente sur la mort de sa mère
- L'hirondelle (en français) : Chanson à la gloire de l’oiseau symbole du printemps
- Mon rêve d'amour (en français) : Chanson qui sous forme d’un rêve est une déclaration d’amour
- Le distrait (en français) : Chanson d’un homme distrait qui se moque de lui-même
- Lisa la dormeuse (en français) : Chanson d’amour
- Chanson philosophique (en français) : Chanson à la gloire du vin et de l’amour
- La garda mobile (en niçois) : Chanson qui encourage les niçois à s’engager dans la Garde mobile pour faire flotter le drapeau tricolore. Il se réfère au Général Massena et à Garibaldi et il écrit « Se sien frances, sien nissart avan tout ! » (si nous sommes français, nous sommes avant tout niçois)
- Conseil aux amants (en français) : conseils de consolation à un amant délaissé
- Hymne à l'être suprême (en français) : Compliqué à commenter
- Le drapeau français (en français) : Hymne à la République française
- La Pologne (en français) : Chanson en hommage au peuple polonais
- Les plaisirs de la vie (en français) : Chanson dédiée au vin et à l’amour
- L’ange déchu (en français) : chanson qui semble être l’histoire d’un viol ( ?)
- La beauté d'une femme est le miroir des fous (en français) : Chanson sur l’amour mal aimé
- L’homme au masque de fer (en français) : chanson sur l’homme qui se lamente dans sa prison
- le choléra ne sévit point à Nice (en français) : Nice est un paradis sur terre car il n’y a pas le choléra
- Cela me fait plaisir (en français) : Déclaration d’amour à sa voisine
- Anita la fugitive (en français) : Chanson d’amour
- La bénédiction d’une mère (en français) : Chanson d’une mère à sa fille qui va se marier
- La cave : Chanson en hommage au vin
- La pipe (en français) : Chanson en hommage à la pipe, au vin et aux femmes
- Masséna (en français) : Hommage à Masséna – Nice ingrate
- Venise est libre (en français) : Chanson pour célébrer la paix grâce à Napoléon III
- Un horrible attentat (en français) : Chanson ironique pour de l’eau versée dans du vin
- Ma patrie avant tout (en français) : Chanson qui vante le vin de Nice « le champagne et Bordeaux que partout on me cite, ne valent pas je crois par justice et par goût, la treille de saint-Roch et sainte-Marguerite, Français je suis niçois mon Bellet avant tout ».
- Le mot pour rire (en français) : Chanson en hommage au vin
- Chansons aux conteurs d’histoire (en français) : Chanson en hommage aux grands auteurs français
- Epigrammes-chansons (en français) : Chanson de rupture amoureuse
- Quelque chose ou rien (en français) : Chanson en hommage au vin
- Un peu de tout (en français) : Chanson qui déroule sur une semaine une relation amoureuse
- Chantez petits oiseaux (en français) : Chanson pour louer les oiseaux et se lamenter sur la mort de sa mère
- Chanson à mon vin (en français) : Chanson en hommage au vin qui fait oublier les amours tristes
- Idée inhumaine (en français) : Chanson en hommage au vin
- Catherine Segurana (en français) : Chanson qui rend hommage à l’héroine niçoise et qui souhaite un monument à son effigie
- Béranger (en français) : Chanson qui célèbre le poète
- Lou fanau de Villafranca (le phare de Villefranche) : le viveur (chanson en français) : hymne en hommage au vin
- La partenza per San Giouan (En partant vers Saint-Jean) : Chanson en niçois : sorte de marche vers St-Jean (Cap-Ferrat) pour profiter de la mer, pêcher, chanter. La chanson se termine « Viva Nissa nissarda ! Viva tougiou lou nouostre gran Pepin ! » (Vive Nice Nicoise, vive toujours notre grand Garibaldi)
- Lou rimaïre carotur (le poète charitable) : Poème en niçois sur le triste sort du poète
- La bella boutighiera (la belle boutiquière) : en niçois Poème en hommage aux commerçantes.
- Lou festin de Bendegiun (le festin de Bendéjun) : Poème en niçois où l’on célèbre le chant, la danse, le vin, l’amour où l’on vient en voiture, à pied, où le vin d’ici égale celui de Bellet.
- Lou nouveu Don Basile (le nouveau Don Basile) : Chanson en hommage à un prêtre
- Plenta da metaje contra un capelan (plainte d’un métayer contre un prêtre) : Satyre en vers en niçois qui semble se moquer d’un prêtre qui aime le vin et les femmes. (Je dois avouer qu’avec mes rudiments de niçois je n’ai pas tout compris….)
- Satyra e critica (Satyre et poème) : Poème en niçois sur un prêtre
- Tau Mestre, tau garson : satira (Tel Maître, tel valet) : Poème en niçois dont je n’ai pas compris grand-chose …
- Un ome che fa lume (l’Homme qui tient la chandelle) : Poème en niçois sur un homme cocu ( ?...)
- Don Gallina : Poème en niçois sur un prêtre affublé de certains défauts.
- Lou marcian de maion et lu usurié (le marchand de maison et l’usurier) : Poème en niçois sur les riches et les pauvres …
- Lou festin de Touretta (le Festin de Tourettes) : Chanson en niçois mise en musique par D.G. ( ?) : Chanson pour accompagner les participants au Festin. Références à Segurana et à Garibaldi.
- Nissa – Canson per lou mes de Mai (Chanson pour le mois de Mai) : Chanson en niçois puis en français en l’honneur de Nice, ses montagnes et ses quartiers, sa tourte de blette, le lapin, le vin de Bellet et la salade (tout y est). Suit une strophe avec les héros niçois.
- Partenza per l’Escarena (en partant à l’Escarène) : Chanson en niçois pour accompagner les participants à la fête
- Lou Carneval de 1875 (le carnaval de 1875) : Poème en niçois dédié au Comte Caravadossi d’Aspremont qui invite à la fête, au vin aux repas, au chant et à la danse, dans la paix et le bonheur
- Lou Carneval de 1876 (le carnaval de 1876) : Poème en niçois qui appelle à participer au Carnaval au-delà des divergences de classe ou politiques et à la fin duquel il remercie le Préfet et le maire
- Garibaldi, poema en un cant en vers nissart (Garibald, poème en un chant en vers niçois) : Poème en hommage à Garibaldi, « moderne Annibal ». Ce poème est destiné à être vendu pour faire réaliser une statue. Il dénonce les détracteurs de Garibaldi qui le traitent de triste et pauvre général, d’aventurier de 1ère classe, alors que son renom égale celui du christ,
- La cava de Falicon (la cave de Falicon) 
- Nissa la bella! (en français) : voir la photo du texte manuscrit (page1/2) de la main de Jules Bessi en haut de page.
Les Archives départementales possèdent aussi une chanson manuscrite sous forme de duo apparemment non publiée "aimons-nous" (cote 005J0004)

L'héritage intellectuel de Jules BESSI

Il a souvent signé ses poèmes avec la formule « poeta nassionnal nissard », comme une formule humoristique car il était assez modeste.

Son style indique qu’il avait beaucoup de facilité à écrire tant en français qu’en niçois. Il maîtrisait complètement cet art en sachant se renouveler.

La question de savoir ce qu’il subsiste de l’œuvre de Jules BESSI m’est difficile à appréhender. Je pense que son influence a été importante. En effet, Il a commencé jeune à écrire puisqu’il avait 22 ans et il a par la suite publié des chansons, poèmes et livres jusqu’à la veille de sa mort. Il a donc été présent sur la scène artistique niçoise pendant 41 ans sans discontinuer car il n’y a que 2 années pour lesquelles je n’ai pas trouvé de publication, à savoir 1878 et 1894. Il s’est intéressé à toutes sortes de sujets.

Au niveau linguistique il est presque sûr que le fait qu’il ait été un niçois d’origine lui a donné une autorité naturelle dans ce domaine. Enfin, le fait d’avoir voulu créer un journal indique clairement qu’il était animé d’une volonté d’affirmer ses idées en s’affranchissant des éditeurs.

Beaucoup de mots utilisés – comme d’ailleurs ceux de Menica Rondelly – ne figurent dans aucun dictionnaire, lexique, glossaire connu, ce qui pose un problème sur la façon dont la langue été figée par la suite et employée aujourd’hui.

Il s’agirait d’analyser l’ensemble de ses œuvres en détail. Je tiens la liste complète de toutes les oeuvres répertoriées directement sur GALLICA ou indirectement sur la BMVR ou aux AD 06 à la demande de tous ceux qui s’y intéresseraient avec le nombre de pages et le lien hypertexte vers le document ou la référence.

Liste des oeuvres de Jules Bessi classées par ordre chronologique

Titre, année

  • A Jean Piccinini, premier ténor au Théâtre Impérial de Nice : hommage de sincère amitié 1866
  • A Mlle Angioletta d'Alberti, Prima Donna Soprano au Théâtre italien de Nice : Hommage de respectueuse amitié 1866
  • Mes chansons : Rosita (en français), le baiser (en français), Soyons sage (en français), Vivons au jour le jour (en français), la marguerite (en français), l'oiseau de ma lisette (en français), rêverie (en français), refrain de chaque jour (en français), 1867
  • L'oubli des chagrins : cantate à Napoléon III - une larme à Maximilien - Tais-toi mon cœur - Perfide amant - Aimer - le naturaliste - Ma chanson - 1867
  • Le ménestrel du jour : le buveur - la France et l'Italie - L'été - Mes vingt ans - La rose - Le tombeau de Jenny - La chanson de tous les jours - 1867
  • Romances-mélodies : Je pleure ma mère - L'hirondelle - Mon rêve d'amour - Le distrait - Lisa la dormeuse - Chanson philosophique - 1867
  • La Garda mobila : canson patriotica, Air : "Venez enfants de la belle Italie" 1868
  • Mademoiselle Honorine actrice des théâtres du Palais-Royal et des Variétés par papa Jupin 1868
  • Mélanges poétiques en français et en niçois - Guisol Francois et Jules Bessi, Auteurs : chanson contre deux niçois qui blamaient leur pays (Guisol en français) - Vers au Général garibaldi (Guisol en provençal et en français) - Conseils aux amants (en français) - Lu doui gavouot a Nissa - la pipa - la bela bouchetiera - Ma philosophie - Li mieu Mus e mieu Apollon - La fleur flétrie - Ma musette - Lou remors d'un usurari - Le déélire d'un amant - Le saule du poète - Le dieu de ma mémoire - Epître au mieu confraire Jules Bessi - Le plus cher de mes voeux - La sinagoga renversada - Lu bancaroutié, mesclun - Une prière - Le célibataire, monoloue en un acte - Epigrammes - Lu medessin - La violette - L'argen - Chanson bachique - Le sabot de la maarguerite - Les rideaux de ma voisine - Le braconnier - Satira à M. Malval - Ma confession - Gelsomina la napolitaine - Le testament du poète - Le refrain du buveur - L'espoir - C'est toujours la même chanson - La bataille de Novi 1868
  • Le Chansonnier nicois : Hymne à l'être suprême (en français) - A Napoléon III - Une larme à Maximilien - Perfide amant - Aimer - Le naturaliste - Le drapeau français - Mon rêve d'amour - Ma chanson - Une larme à ma mère - L'hirondelle - La rose - La pologne - Les plaisirs de la vie - L'ange déchu - La beauté d'une femme est le miroir des fous - L'homme au masque de fer - le choléra ne sévit point à Nice - Mon refrain de chaque jour - Cela me fait plaisir - Rosita l'espagnole - Le baiser - Soyons sage - Vivons au jour le jour - La marguerite - L'oiseau de ma lisette - Anita la fugitive - Refrains de chaque jour - La bénédiction d'une mère - Le distrait - Lisa la dormeuse - Chanson bachique - La cave - La pipe - Epitre à mon ami François Guisol, poète niçois - La chanson de tous les jours - Masséna - Venise est libre - Un horrible attentat - Ma patrie avant tout - Le mot pour rire - Chansons aux conteurs d'histoire - Epigrammes-chansons - Le tombeau de Jenny - Quelque chose ou rien - mes vingt ans - Un peu de tout - Air de l'hirondelle (chez le coiffeur) - air des amazones - air des vainqueurs - Chantez petits oiseaux - Chanson à mon vin - idée inhumaine - Catherine Segurana - Beranger - 1868
  • Lou départ de Moussu Gastaut : Avis ai banchié de Nissa  1869
  • Ren non m'estouna plus !! : Canson su l'er : Nen fou parti 1869
  • La partensa per Cagna : canson nouvela - Ceruti, compositeur 1869
  • Moussu Malausséna : canson patriotica 1869
  • Appel ai eletour : Er : "A li Baumetta" 1869
  • A Garibaldi : Discours liberal : La Garda mobila, canson patriotica 1870
  • La Perruca d'un sacrestan, poëma en catre cant 1870
  • Vox populi : canson municipala 1870
  • Lu Ome de Bouosc o sighe Li Marionetta Munissipali : poema en un cant 1870
  • Canson patriotica : Viva Nissa avan tout ! 1870
  • Discours liberal 1870
  • Lou Fanau de villafranca : satyre juvénalesque (français) - Tintamarre (en français) - Epigramma (niçois) - Le nviveur (chanson en français) - l'abat amourous (comédie - niçois) 1870
  • Les Elections municipales 1870
  • Lettra de Catterina Segurana ai Nissart 1870
  • Ai eletour : Les Elections municipales 1871
  • La Chestion de Nissa : (en nissart) = La Question de Nice 1871
  • La Marchisa d'en plassa : Satira 1871
  • Le fouet. Journal humoristique et politique 1871
  • La Partensa per San-Giouan 1871
  • La Blondina delaissada : Canson de cada gioù 1871
  • Un rimaire carotur 1871
  • Una Frema : Ch'es touplen Marinièra 1871
  • Elession per lou Conseu Gèneral : Appel ai electour dou canton Ouest : voten per Moussu Giuli Gilly 1871
  • Lou Moussïon. Mars 1871 : La mia lenga avan tout !. Botta voù Respouosta. Lou Moussïon, co-auteur : François GUISOL 1871
  • [Recueil. Poésies diverses] 1871
  • La bella Bouciera 1871
  • La bella boutighiera 1871
  • Lou Moussïon. 30 avril 1871 : Ai Eletour. Una carrièra a la Regina Giana. Lou dreç d'estre consegliè •Guisol, François (1803-1874) Co-Auteur 1871
  • Lou Festin de Bendegiun 1871
  • Lou nouveu Don Basile 1871
  • Plenta dai métajé contra d'un capelan : satira 1871
  • Satyra e critica 1871
  • Tau Mestre, tau garson : satira 1871
  • Un ome che fa lume ! : vers libre 1871
  • Don Gallina 1871
  • Surprise et méprise : comédie en deux actes et en vers 1871
  • La Tina de li fada : poema en catre cant en vers nissart 1872
  • Vers nissart a l'occasion dau mariage de mousu Ernest Toselli de Nissa capitani dou genio en italia embe Madoumesella Madalena Cabagni de Ventimiglia 1872
  • Vers dedicat a Moussu D. Lubonis, segretari de l'Evescat a l'occasion de la sieu nominassion de Civalié de la Courouna d'Italia : En recompensa dai nombrous e generous servissi rendut ai Italian resident o de passage a Nissa 1872
  • Lu Nom dai douse usurié ch' aven a Nissa, satira. 1872
  • Vers nissart a l'occasiou doù Mariage de moussù Sauvur Ricci embe madoumaisella Annetta Denegri :vers en français et niçois 1872
  • Lou marcian de maion et lu usurié, satira nissarda 1872
  • Antoine Risso 1872
  • Fèble omage de recounouissensa, lou 13 Giulliet 1873 au très-cher frère Salutaire , depuis 21 ans Directeur des Ecoles chrétiennes à Nice : Canson Nissarda •Gioan, D.. Musicien 1873
  • Carneval de 1873, Villa de Nissa : Programa de li festa dou mars-gras au SERA : poesia 1873
  • 1888 Canson carnevalesca ! : Musica de P. Lea.. •Lea, P.. Compositeur •Nadaud, Gustave (1820-1893). Auteur 1873
  • Acrostiche à Mademoiselle Adami-Budel, première chanteuse soprano engagée en représentation au Théâtre municipal de Nice 1873
  • Acrostiche à Monsieur Ugo Talbo, premier Ténor au Théâtre municipal de Nice à l'occasion de son bénéfice le 26 mars 1874
  • Carneval de 1874 : Canson nissarda •Orsini, G.. Compositeur 1874
  • Poésie et chant à l'occasion de la fête du très-cher frère salutaire , Directeur des Ecoles chrétiennes : 13 juillet 1874. La festa de la recounouissensa : musica doù maestro V***Ammirati, Jacques (1808-1891). Co-Auteur 1874
  • Acrostiche à Mr. Giovanni Tagliapietra, premier baryton au Théâtre Municipal de Nice, à l'occasion de son bénéfice : saison théâtrale 1873-1874
  • Carneval de 1874 : lou canotié dau Paglion : canson 1874
  • Estrenna dou poeta nassionnal nissart Jules Bessi. : Poésia, satira, canson, comedia, epigrama, fabla, etc. en lenga franssesa e nissarda: Nissa - Carneva de 1874 - Bouon an! - Poesia - Mon âne et ma femme - Canson su lu futuri elession munissipali - Poesia per lou Carneval 1874 - Viva Nisa avant tout ! - Poesia - Epigramme - Carneval de 1874 - lu niera - les pièces de 100 sous - la liberté - le fou supposé (comédie) - Fables (les faux comédiens - l'utile et l'agréable - la cigale et la fourmi - le chien et le renard - le congrès des chats - le cuisinier et les poulets - le pauvre insulté - la mouche et le taureau - l'histoire et la fable - le vieillard et l'enfant - le savatier et le perroquet ) - Satyre (l'or) - Simié - Sieu tous parent - Lou vin 1874
  • Lou 13 Giulliet 1875, canson nissarda per la festa doù Caro Fraire Salutaire, despi vint'an, Diretour de li Escola Cristiani di Nissa : Musica de Don Gioan [1875?] •Gioan, D.. Musicien 1875
  • Carneval de 1875 : lou ciar dai pagliasso : villa de Nissa 1875
  • La Nouvella Nemaida ossia l'Amour d'un sacrestan, poëma en catre cant, en vers nissart,. •Ammirati, Jacques (1808-1891) 1875
  • Pour le jour de noces d'Ernest Toselli, capitaine du Génie dans l'Armée Italienne et de la Demoiselle Madeleine Cabagni : Nice, le 18 octobre 1875 1875
  • Les malheurs d'un troubadour (musique J. César Pellegrini) 1875
  • Lou festin de Touretta 1875
  • Nissa, canson per lou mes de maï 1875
  • La partensa per L'Escarena : orfeon de l'estella 1875
  • Lou carneval de 1875, poesia nissarda : villa de Nissa 1875
  • Pour le jour de noces de Pierre Faraut et de la demoiselle Marie Audoli: Nice le 26 juillet 1876 1876
  • Lou carneval de 1876, poësia nissarda : villa de Nissa 1876
  • La Partensa per Contes de la soussieta corala nissarda : canson mesa en musica da P.B.. A l'occasion doù Fest 1877
  • Antoine Risso : naturaliste 1877
  • Notices sur Segurana, héroïne niçoise... 1877
  • Carneval de 1879 : villa de Nissa 1879
  • La Lanterna Nissarda •Guisol, Francois. Préfacier, etc. 1879
  • Dialogo su lou pan 1879
  • Simple epitre a Moussu Hyginus Tiranty conseglié munissipal 1879
  • Poésies à l'occasion du mariage de Monsieur Camille-Frédéric-Gabriel-Emile de Orestis di Castelnuovo avec Mademoiselle Olga-Marie de Nieroth, célébré le 11 octobre 1879.Contient 2 poésies, l'une en français, l'autre en nissart. 1879
  • Le langage des fleurs : idylle 1879
  • Garibaldi : poema en un cant, en vers nissart 1880
  • Lou Festin de Levens : Lou 5 e 6 settembre 1880 •Donizetti, D.. Compositeur •Francois, Mathieu. Chef d’orchestre 1880
  • Poésies à l'occasion du mariage de Monseigneur le prince Roland Bonaparte avec mademoiselle Marie Blanc célébré à Paris le 6 novembre 1880 Contient 2 poésies, l'une en français, l'autre en nissart 1880
  • Carneval de 1880 : Villa de Nissa : Poesia  1880
  • Toast prononsat au banchet fraternel dai Civalié-sauvatour de li alpa-maritimi lou 4 abrieu 1880 1880
  • Appel ai eletour : Elession Munissipali doù 9 Gianvié 1881
  • Carneval de 1881 : Lu infan de Carneval : Canson nissarda •Delemonti, A.. Chef de choeur •Rosset, L.. Chef de choeur •Fea, Ignassi. Compositeur 1881
  • Vers à l'occasion du mariage de Mademoiselle Marie-Amélie Defly avec Monsieur Honoré Sauvan célébré à Nice le 23 juillet 1881 Contient 2 poésies, l'une en français, l'autre en nissart 1881
  • Carneval de 1881 : Villa de Nissa : Poesia annuella dedicada au comitat 1881
  • Toast à l'Occasion de l'inaugurassion de la Gleja de Sclos, lou 30 mars 1891 
  • La Partensa per lou Cros-de-Cagna : A l'occasion dau sieu festin, lou 2 Giulliet 1882 - A •Barnoin, Andrea. Compositeur 1882
  • La Martinada ossia Lou concours per l'emplec de bibliotecari : poëma, en catre cant, en vers nissart 1882
  • Poésies à l'occasion du mariage de Mademoiselle Rose-Apollonie-Augusta-Joséphine Chauvain avec Monsieur Charles-Emmanuel Palmaro célébré à Nice le 29 juin 1882 Contient 2 poésies, l'une en français, l'autre en nissart 1882
  • Epitre a Moussu Poullan Andrea, a l'occasion de la siu nominassion de civalié de la legion d'ounour 14 juillet 1882
  • La Partensa per Sant Isidoro : Lou 19 aoust 1882 •Marciani, Gian-Battista. Chef d’orchestre •Vieil, Domenica. Chef d’orchestre 1882
  • Poésies à l'occasion de la fête de M. le commandant Léon Féraud, président à vie de la Société Humanitaire des Chevaliers Sauveteurs des Alpes-Maritimes, le 11 avril 1882
  • Carneval de 1883 : Villa de Nissa : Poësia annuella dedicada au comitat 1883
  • Fête Nationale du 14 juillet 1883 : Hymne au drapeau de la France et de la République  1883
  • François Malaussena 1884
  • Une leçon d'amour. Comédie-vaudeville en un acte 1885
  • Vers à l'occasion du mariage de Mademoiselle Victorine Michaud de Beauretour avec Monsieur Félix Poullan, avocat ,...célébré à Nice le 5 août 1885 Contient 2 poésies, l'une en français, l'autre en nissart. 1885
  • Biographie niçoise. Auguste Gal 1885
  • Epitre à Monsieur Charles Roissard de Bellet,vice-consul du Brésil à Nice, Chevalier des Ordres des Saints Maurice et Lazare, de la Couronne d'Italie, de Charles III d'Espagne, Officier de l'Ordre de la Rose du Brésil : à l'occasion de sa nomination de Chevalier de l'Ordre National de la Légion d'Honneur 1885
  • Epitre ai mieu benefatour 1885
  • Renaissensa de carneval 1886 : Poesia annuella dedicat au comitat 1886
  • Renaissensa de carneval 1887 : Poesia annuella dedicada au comitat : la scène a lieu au casino municipal 1887
  • 1887 Renaissensa de carneval : Canson nissarda 1887
  • Villa de Nissa : Dimenghe 31 marzo 1889, Festa dou printem : legenda nissarda dou XVIIe siècle 1888
  • Vive Carnaval XVI : 1888 = Villa de Nissa : Arrivada de Carneval XVI en gara de Nissa per lou trèn-express de 8 oura de sera, lou dimars 7 febrié 1888 : Poesia annuella dedicada au comitat. 1888
  • Notes historiques sur l'acte de donation de l'ancien Comté de Nice à la maison de Savoie en 1388 - 1889
  • A Raoul Gunsbourg directeur du Théâtre municipal : Humble hommage de M. et B... 1890
  • Poésies à l'occasion du mariage de Mademoiselle Adélaïde-Marie-Anne-Pauline-Ida Roissard de Bellet avec Monsieur Jean-Marie François , célébré à Nice le 24 septembre 1890 
  • Carneval XVIII : villa de Nissa : Poesia dedicada au comitat de li festa 1890
  • Cantata à l'Occasion de l'inaugurassion de la Gleia de Sclos, generousamen offerta doù Reverent Dom Antoni Cauvin, benedida da Monsignour Balain, Evesche de Nissa, lou 30 mars 1891 : Er de li Verna 1891
  • Hymne au héros niçois Joseph Garibaldi : souvenir du 4 octobre 1891: Pivet, Léon. Compositeur 1891
  • Nissa a Giausé Garibaldi 1880-1890 - 1891
  • Simpli rima a Moussu Antoine Risso, Avocat ag 1892
  • Poésies à l'occasion du mariage de Pauline Eugénie Victoire Borriglione 1892
  • Simpli rima a Moussu A. Funel de Clausonne, avocat 1893
  • Simpli rima a Moussu lou Civalié Victor de Cessole 1893
  • Simple épitre a Moussu Eugene Draghi 1893
  • Simple épitre a Moussu A. Gentil (imprimé en doré) 1894
  • Umble épitre a Moussu Frédéric Faraut, avocat président du club alpin français 1895
  • Cimella : notices historiques 1895
  • Humble épitre à Monsieur Le Comte François Alziary de Malausséna, maire de la ville de Nice. A l'occasion de sa nomination d'Officier de l'Ordre National de la Légion d'Honneur 1896
  • Poésies à l'occasion du mariage de Mademoiselle Louise Maunier avec Monsieur Charles Randon,... célébré à Nice le 18 mars 1896
  • Choses de Nice : moeurs locales - langage des habitants de Nice - Climat- Hygiène - Les festins à Nice - Constitutions physiques et morales des habitants 1896
  • La Tour Bellanda : notices historiques 1896
  • Simie : poema en un cant, en vers nissart 1897
  • Consuls, syndics et maires de la ville de Nice 1898
  • Préfets, Présidents du Conseil Général et Conseillers généraux des Alpes-Maritimes de 1860 à 1898 1899
  • La Noblesse nicoise : 1808-1885 1900
  • La Noblesse nicoise : infeodations des localités du Comté de Nice de 1617 à 1791 - 1900
  • Petit dictionnaire historique et biographique des noms niçois des principales rues de Nice 1900
  • Entrevue a Nice du roi Francois 1er et du pape Paul 3 - 1901
  • Biographie niçoise. Alexandre de Saint-Pierre 1901
  • Poésies à l'occasion du mariage de Joséphine Lautard 1901
  • Notices sur Segurana heroine nicoise 1902
  • Amour e Couïna : Comedia en un acte, en vers 1903
  • Simple epitre a Moussu Pierre Clérissy 1903
  • Simple épitre a Theodore Moriez 1903
  • Actes de catholicité déposés aux églises de l'ancien comté de Nice, 1525-1792 - 1904
  • Simple épitre a Moussu lou doctour Théodore Gasiglia, chirurgien en chef de la maternité de l'hôpital Saint-Roch 1904
  • La cava de Falicon 1904
  • Nissa-canson. Canson nissardi de Jules Bessi poète nassional nissart : La mieu Bella Nissa (chanson) - la garibaldina (chanson) - Li nissardi (chanson) - La canson de l'ouvrié nissart (chanson) - Li rayola (chanson) - Politeama - 1905
  • Respectuous epitre a Madama veuva Arthur Malausséna 1905
  • Proverbi nissart : lu douse mes de l'an 1906
  • Accrostic a mieu benefatour Moussu Casimir Blanc 1906
  • Accrostic a Alfred Donadei 1906
  • Accrostic a Flaminius Raiberti 1906
  • La loteria a Giupiter : Faula o fabla 1907
  • Li mièu canson 1860-1882 Nice - chansons Extrait de livre : Lou dinà ridicul d'un proussès gagnat : comedia en doui ate e en vers nissart
  • Recueil. Feuillets de poésies et chansons de Jules Bessi 1866-1889
  • Nice-chansons : 1860-1882 = Li Mieu canson
  • Barba Martin s.d.
  • Lou Mesclun : Canson epigramatica s.d.
  • A Moussù Malaussèna Deputat e Mèra de Nissa, per lou sieu retour de Paris s.d.
  • Vers per la festa dau mèra. Accrostiche : Malaussena s.d.
  • Viva Nissa avan tout ! : Er de la Partensa s.d.
  • Biographie du Maréchal Masséna : Souvenir du 15 Août 1869 s.d.
  • Canson : Dimenghe 19 abrieù 1874, un faç regrettable es estat a signalar..." s.d.
  • La Partensa per Peglia : Canson nissarda s.d.
  • Politeama ! •Petillo, R.. Compositeur
  • Lou Poeta nissart renonsan a la sieu musa e la repiglian.Guisol, Francois. Auteur •Bessi, Jules (1844-1908).
  • "Hymne au Drapeau de la France et de la République : fête nationale du 14 juillet •Albertin, Oscar. Chef de chœur et Pellegrini J César, compositeur"
  • La bugadiera, lu Bugaderà..... Lou Marcian de Conca (Poème qui annonce la reparution du journal "La Bugadiera") Ammirati, Jacques (1808-1891) Co-Auteur