L'idée de créer un site sur internet pour mieux faire connaître un homme qui a consacré sa vie à promouvoir le patrimoine de son pays s'est finalement imposée à moi en constatant la disparition progressive de la mémoire orale et aussi des archives papier, bien que son souvenir continue à être célébré à l'occasion à Nice.

Menica Rondelly est surtout connu aujourd'hui pour la célèbre chanson des supporteurs de l'équipe de foot l'OGCN. Il est d'ailleurs surprenant de constater qu'ils se sont approprié la chanson comme s'il s'agissait d'un chant patriotique. Il faut aussi remarquer que cette chanson a été adoptée par tous les courants politiques de la droite à la gauche.

Si elle a toujours un grand succès, ce serait néanmoins assez réducteur de ne retenir que cela de Menica Rondelly.

Comme je n'ai que quelques notions rudimentaires de niçois, insuffisantes pour comprendre toutes les subtilités de la langue, j'ai bénéficié de l'aide de Jacques Sategna qui fut longtemps journaliste à Nice-Matin et je le remercie vivement.

J'ai eu la chance de connaître un peu son fils Carolus qui était marié avec la tante de mon père; mon père par contre a bien connu Menica et a été très proche sa vie durant de Carolus.
Cela m'a permis de rassembler quelques documents qui m'ont servi de point de départ. J'ai dû compléter cette approche par une exploitation du fonds des Archives Départementales du département des Alpes-Maritimes et de celui des Archives Municipales de la ville de Nice et en particulier celui de la bibliothèque Romain Gary 21 bis Bd Dubouchage et le Centre de documentation du musée de la musique qui se trouve au Palais Lascaris 15 rue Droite.

La bibliothèque municipale à vocation régionale permet de rechercher les ouvrages disponibles sur l'agglomération par le site portail : http://www.bmvr-nice.com.fr

Carolus, un an après la mort de son père a publié un livre qui m'a beaucoup servi. Il parle de son père avec beaucoup d'admiration et d'affection. Il a poursuivi le travail de son père mais avec un succès moindre.

Ma sœur me rappelait récemment un souvenir fort ancien que j'avais oublié à son sujet car je n'avais que 6 ans. Nous étions allées mes deux sœurs et moi rendre visite à Carolus qui était alité et gravement malade et nous lui avons chanté en chœur " Nissa la Bella ". Ce n'était certes pas une idée à nous mais plutôt celle de notre père qui avait voulu à sa façon rendre un hommage affectueux à la fois à Menica et à Carolus.

C'est ainsi que sans le savoir et sans le vouloir vraiment, j'ai dû me retrouver investie de la lourde charge de faire perdurer la mémoire de Menica Rondelly, ce dont je m'acquitte ici.